Retour du soldat volontaire – Daniel Moritz Oppenheim

Daniel Moritz Oppenheim, originaire de Hanau en Allemagne, est né en 1800. Il étudie la peinture à Francfort, Rome et Paris. Parmi ses œuvres, certaines représentent l’intégration du Juif dans la société allemande. Dans le Retour du soldat volontaire, peint entre 1833 et 1834, deux univers sont décrits. Le fils militaire arrive dans sa famille à la fin du repas de Chabbat. Daniel Moritz Oppenheim décrit la loyauté à la communauté juive et la loyauté à la Nation allemande, une notion de double fidélité, que les Juifs vont devoir inventer.
Moritz Daniel Oppenheim (1800–1882) The Return of the Volunteer from the Wars of Liberation to His Family Still Living in Accordance with Old Customs (1833 – 1834) Jewish Museum Manhattan (WIKIMEDIA COMMONS public domain)

7 Personnages

7 personnages composent la scène. La jeune femme, enlace la tête de son frère et regarde sa mère en louant les faits héroïques du fils revenu sain et sauf. Le soldat regarde sa sœur et retient de ses deux mains la main droite de son père. Celui-ci examine, sur la poitrine de son fils, la croix de fer, décoration reçue en récompense de la bravoure militaire rendue à la nation, sa main gauche est posée sur une Guémara ouverteLa mère attendrie, la larme à l’œil, regarde son fils revenu du front. Les deux jeunes enfants écoutent et observent la scèneLe frère un peu plus âgé caresse l’épée du héros.
La jeune femme
La jeune femme, enlace la tête de son frère et regarde sa mère en louant les faits héroïques du fils revenu sain et sauf.
La croix de fer
Le père
sa main gauche est posée sur une Guémara ouverte.
La mère
La mère attendrie, la larme à l'œil.
Les deux jeunes enfants
Les deux jeunes enfants écoutent et observent la scène.
Le frère plus agé
Le frère un peu plus âgé caresse l'épée du héros.

La maison

Les Juifs s’intègrent tout en gardant leur pratique religieuse. Leurs habitations, leurs vêtements, leur décoration, leur engagement civique en sont la preuve. Un portrait de Frédéric II sur sa monture est accroché sur le mur gauche de la pièce. Un quotidien allemand est posé sous une Guemara. Au mur le mot Mizra’h (Orient) est encadré et accroché pour indiquer la direction de Jérusalem vers laquelle on se tourne à certains moments de la prière. Au-dessus de la bibliothèque un bouquet de Soukkot réunissant des branches de palmier, de saule et de myrte brulées à Pessa’h lorsque l’on détruit le ‘Hamets. Au-dessus de l’entrée un verset encadré : Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ ! Deutéronome 28.6.
Portrait de Frederic II
Un portrait de Frédéric II sur sa monture est accroché sur le mur gauche de la pièce
Quotidien allemand
Un quotidien allemand est posé sous une Guemara
Mizrah
le mot Mizra'h (Orient) est encadré et accroché pour indiquer la direction de Jérusalem
Verset encadré
Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ ! Deutéronome 28.6

Le rituel de Chabbat

La lampe de Chabbat appelée Judenstern à la forme d’une étoile sous laquelle pend une coupelle qui recueille l’huile des mèches. Elle est suspendue au plafond par une tige. Sur la partie supérieure de la tige, des bougeoirs amovibles servaient durant la semaine à l’éclairage de la maison.
La coupe de Kidouch est l’objet le plus familier des objets rituels. C’est la coupe sur laquelle est récitée la bénédiction Béni sois-tu Seigneur… qui crée le fruit de la vigne lors du Chabbat et des fêtes.
La ‘Halla est le pain tressé que l’on consomme Chabbat et les jours de fête et sur lequel est récitée la bénédiction : Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui fait sortir le pain de la terre. La bénédiction se fait sur deux pains en souvenir de la double ration de manne reçue le vendredi, pendant la traversée du désert.
La Havdala est marquée par un objet spécifique, la boîte à aromates. A partir du 16e siècle, dans les communautés achkénazes, la boîte à aromates prend l’aspect d’une tourelle. 
Le samovar et le plat creux servent à la bénédiction de l’ablution des mains avant le repas.
Lampe de Chabbat
Lampe de Chabbat La lampe de Chabbat appelée Judenstern à la forme d'une étoile sous laquelle pend une coupelle qui recueille l'huile des mèches. Elle est suspendue au plafond par une tige. Sur la partie supérieure de la tige, des bougeoirs amovibles servaient durant la semaine à l'éclairage de la maison.
Coupe de Kiddouch
bjet le plus familier des objets rituels. C'est la coupe sur laquelle est récitée la bénédiction Béni sois-tu Seigneur… qui crée le fruit de la vigne lors du Chabbat et des fêtes.
La 'Halla
Pain tressé consommé Chabbat et les jours de fête et sur lequel est récitée la bénédiction : Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui fait sortir le pain de la terre. La bénédiction se fait sur deux pains en souvenir de la double ration de manne reçue le vendredi, pendant la traversée du désert.
La Havdala
marquée par un objet spécifique, la boîte à aromates
Netilat Yadaïm
Le samovar et le plat creux servent à la bénédiction de l'ablution des mains avant le repas.

Coiffes et costumes

Le fils porte un habit militaire. Le père revêt sous une robe d’intérieur rouge, une chemise blanche à haut col. Les vêtements de la mère et de la fille sont simples : une jupe large et un haut aux épaules découvertes pour la jeune fille. La mère porte à la taille une chaîne châtelaine, qui retient les clefs de la maison, très à la mode au 19e siècle.  Les garçons sont coiffés d’une calotte rouge, le père d’une calotte noire. La mère à la tête couverte d’un bonnet souple orné de dentelle sur le bord intérieur. La sœur du héros est coiffée d’un chignon bas et de boucles latérales retombant vers l’avant retenues par un ruban vert.
Le fils
Le fils porte un habit militaire
Le Père
Le père revêt sous une robe d'intérieur rouge, une chemise blanche à haut col.
La jeune fille
une jupe large et un haut aux épaules découvertes pour la jeune fille.
La mère
La mère porte à la taille une chaîne châtelaine, qui retient les clefs de la maison.
Les deux jeunes enfants
Les garçons sont coiffés d'une calotte rouge.