Vendredi soir - Les réponses

1- Une femme seule est assise près d'une table dressée pour l'entrée du Chabbat.

a La femme vient d'allumer les bougies, c'est l'entrée du Chabbat.

b Elle attend le retour de son mari de la synagogue.

c Elle est habillée d'une longue robe simple. Le col est serré autour du cou avec un ruché qui arrive jusqu'à la taille.

d Elle porte un bonnet appelé Shterntikhl, coiffe des femmes, des communautés juives orthodoxes, de Galicie, au 19e siècle. Un voile blanc porté en l'honneur de Chabbat recouvre le bonnet.

e Le livre de prières ouvert devant elle nous indique qu'elle suit la prière de l'entrée du Chabbat.

2- Le vendredi soir marque l'entrée du Chabbat. Dans la maison, nettoyée pour l'occasion, on ressent un air de fête. .

a La maîtresse de maison a allumé deux bougies avant l'entrée du Chabbat.

b Chabbat est accueilli comme une mariée. La maison est nettoyée, la table dressée avec une nappe blanche.

c Deux bougeoirs, deux lumières sont sur la table. La première lumière pour se rappeler – Zakhor, Pense au jour du Chabbat pour le sanctifier (Exode 20 ; 8). La seconde bougie pour observer – Chamor, Observe le jour du Chabbat pour le sanctifier (Deutéronome 5 ; 12).

d Entre les bougeoirs un verre de Kidouch. Le verre de Kidouch est la coupe sur laquelle une fois remplie on récite la bénédiction :
Béni sois-tu Seigneur… qui crée le fruit de la vigne.

e Derrière les bougeoirs, les 'Hallot, pains tressés pour Chabbat, sont recouvertes d'un napperon blanc.

f Dans le miroir se reflète des murs gris foncé alors que les murs sont clairs. La seule lumière est donnée par la nappe blanche et par un nuage placé au-dessus des flammes des bougeoirs.

g Toujours dans le miroir, seuls les chandeliers et le verre de Kidouch sont posés sur la table. Le livre de prières ouvert et les 'Hallot recouvertes n'apparaissent pas.

3- Isidore Kaufmann voyage en Europe et dessine la vie quotidienne des communautés juives de Galicie, de Hongrie et de Pologne.

a Le mobilier est simple. Une table, deux chaises, une commode et une armoire. Sur la commode sont posés des livres, une horloge, une vasque et un pichet. Au-dessus de la commode un miroir encadré de deux appliques. Au plafond est suspendu un lustre hollandais en laiton à 6 bras de lumière. Cet intérieur minutieusement décrit fait connaître le mode de vie des Juifs d'Europe de l'est.

b L'allumage est à la bougie alors que l'électricité existe déjà. Il traduit un style de vie traditionnel.

c Cette femme attend le retour de son mari de la synagogue. Le temps s'est arrêté, Chabbat est arrivé et a effacé les préoccupations journalières. Elle est seule, songeuse, plongée dans son monde intérieur.

d Sa position arrêtée, ses mains croisées, son air songeur marquent l'attente. Le fait qu'elle soit la seule tache de couleur sur un fond clair souligne encore plus son isolement.

e Derrière le chandelier de droite il y a une chaise vide, sans doute la chaise de son mari.

4- La toile est claire et lumineuse ce qui donne un air surnaturel au moment décrit.

a La toile est dite inachevée. Cela se voit dans les traits encore visibles de la poutre au plafond et du pan de mur situé à gauche.

b Nous sommes un vendredi soir Isidore Kaufmann ne peut pas dessiner devant cette dame alors que le Chabbat a commencé. Il dessine et peint cette composition à partir d'un souvenir ou d'un moment imaginé.

c Le peintre appose sa peinture par aplat et par touches. Les murs sont peints par aplat alors que le personnage et le mobilier sont peints par touche. La touche nous renseigne sur le coup de pinceau rendu par le geste du peintre.

d Les murs et le sol sont peints par aplat dans un camaïeu de gris pour les murs et brun pour le sol. L'aplat permet de faire ressortir les détails du personnage et du mobilier ; il donne au tableau une impression de rêve.